"Nos smartphones s'enrouleront autour de nos poignets, s'accrocheront comme des pin's à nos vêtements ou seront implantés dans nos corps. Nous serons en lien avec la terre entière mais nous aurons perdu la capacité de nous parler et de nous écouter. "Nous ne serons plus capables de nous accorder sur des connaissances communes, des informations communes, ni même sur des faits simples, minimaux. "Nous n'aurons aucune certitude, nous de saurons plus où poser notre regard, ni à qui accorder notre confiance." (p. 313) Un soir, dans un bar d'un quartier parisien, Thomas échange par hasard son smartphone avec celui d'une jeune femme qui était assise à coté de lui. Mais est-ce par hasard? Que veut la jeune femme - qui s'appelle Romane Monnier - en confiant son téléphone à un étranger? Que cherche-t-elle? Ce roman psychologique, incisif et pénétrant, montre comment le passé et l’enfance peuvent laisser des traces profondes dans la vie d’une per...
"Jules est parti le matin du 4 août et a laissé derrière lui un vide si grand que toute la maison a semblé encore le ressentir plusieurs jours après, comme si on avait vidé tous les meubles, débarrassé toute la maison de ses buffets et de ses armoires, comme si elle avait été vidée entièrement et que maintenant elle résonnait comme une maison abandonnée ou désertée - non pas ouverte à tous les vents, ont pas comme une ruine, mais plutôt impressionnante et nue comme une sorte d'église, de cathédrale, comme si l'espace s'y était exagérément agrandi et que c'était la sensation de cet élargissement qui devait paralyser et surprendre ceux - ou plutôt celles - qui y étaient restés." (p.298/299) Mauvignier, qui manie une plume littéraire magnifique, raconte dans ce roman volumineux l’histoire de sa famille, où les (arrière-)grands-mères jouent un rôle particulièrement important. Le récit reste captivant jusqu’à la dernière lettre et entraîne complètement le lecte...