Ce livre de l’auteur belge Jacqueline Harpman, paru dès 1995 et devenu un best-seller international, a été pour moi une véritable découverte. Quelle excellente initiative de le rééditer et de le remettre en lumière dans les médias (une adaptation cinématographique est d’ailleurs prévue cette année). Je regrette aussi de n’avoir jamais entendu parler auparavant de cette écrivaine : nous négligeons décidément trop souvent notre propre patrimoine culturel belge.
Il s’agit d’un roman haletant, à la frontière de la science-fiction et du thriller. Et pourtant, à bien y regarder, il ne s’y passe presque rien : le vide domine, un paysage désertique, sec et désolé, sans variations climatiques notables ni événements soudains. Mais c’est précisément cette absence qui confère au roman une atmosphère oppressante, presque claustrophobique. Que s’est-il passé ici ? Où sommes-nous ? Sommes-nous encore sur la planète Terre ? Aucune réponse claire n’est donnée à ces questions. Seulement des suggestions : quelques traces éparses, comme l’épave d’un vieux bus rempli de squelettes décomposés… On a l’impression d’évoluer dans un tableau surréaliste, entre Magritte et Dalí.
C’est donc au lecteur qu’il revient de compléter le récit. Un récit qui continue de hanter les rêves tant il est puissant et troublant…
Je lirai assurément d’autres romans de cette auteur.
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