Un véritable coup de cœur pour moi, ce beau roman de Ramsès Kefi ! Au début, il faut un peu s’habituer au langage — de l’argot, et plus précisément du street slang — mais, grâce à Google, on peut tout comprendre, et il est même agréable d’apprendre un nouveau langage. Le quartier ouvrier, appelé La Caverne (et qui est fictif), est en effet un véritable « personnage » du roman. Kefi nous raconte l’histoire d’une communauté qui vit relativement en paix et qui possède ses propres habitudes et codes. La disparition de la « mama » bouleverse la vie de Salmane et de son père Hédi. Mais pourquoi Amani est-elle partie ? Une véritable quête commence. Peu à peu, Salmane découvre l’histoire de sa famille… Le récit est plein de tendresse et de petites émotions. Les personnages sont attachants. J’aime aussi beaucoup le style de Kefi : il y a de la poésie dans son écriture. Avec peu de mots, il parvient à créer tout un univers touchant. On pourrait dire que la fin est peut-être un ...
Blog de chroniques littéraires par Stéphane Vande Ginste